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Gorgéfax

CR1 - En route pour Gorgefax avec la Praline Vagabonde

12 VENDOME de l’ANNÉE du CANARD-JAGUAR

Nous prenons la route de Gorgéfax, réseau de grottes immenses, cuisines cyclopéennes où les zéphirins, des marmitons invisibles et éthérés, mitonnent des mets divins pour on ne sait qui. Les plats sont de taille variable, mais tous, gigantesques, relèguent l’humain au rang de souris insignifiante…Nous voyagerons à bord de la Praline vagabonde, toute chargés d’une cargaison d’habits de luxe, d’épingles, d’outils et d’illustrés, à échanger au fil de la route. C’est la jeune LiLou Cuisses-Folles, courte vêtue de mousseline transparente, qui sera notre guide à travers les Grandes Cuisines.

CR1 – Les pierriers du Noir-Gel et les ravines de Cent-echos

26 VENDOME de l’ANNÉE du CANARD-JAGUAR

Nous escaladons. Cet engin est vraiment tout terrain, ramassé sur ses pattes, il aborde les pierriers du Noir-Gel et les ravines de Cent-échos avec l’agilité d’une araignée. Nous avons essayé de chasser le Zébi, cet animal timide, aussi massif que myope et à la riche fourrure pâle. C’est à peine s’il distingue les reliefs de son environnement, renversant parfois les rochers d’un coriace coup de hanche. Une troupe de ces gros bipèdes avançaient en file indienne, en se tenant par la queue, comme une procession d’aveugles. Lilou m’a arrêté au dernier moment. Il parait que tirer sur un, c’est les provoquer tous, et les voir se ruer dans toutes les directions à la fois, les griffes en avant et la gueule écumante. Seuls les solitaires peuvent être chassés… Elle avait l’air d’y croire. J’ai baissé mon fusil.

CR1 – Pause de la Praline Vagabonde

6 FRIMOSE

Lilou dort encore… Je vais aller faire rentrer les écureuils avec ce lève-tôt de Toubib. On les a lâchés hier soir, comme souvent, pour qu’ils aillent grappiller leur pitance ou se goinfrer, selon le terrain. On a nos appeaux pour les faire revenir, tout ça, et ces fichues bestioles sont bien autonomes, mais chaque matin j’ai peur qu’elles ne reviennent pas ou qu’un prédateur de l’orée du Bois nous les ai bouffées… Comme on aurait l’air con, immobilisés au milieu de nulle part, à deux pas d’une des portes de La Grande Cuisine. Je pose le journal et j’y vais. Sans la réveiller.

CR1 – Les Conteurs-Ebenistes de Noisy-le-Torve et le Village Depliant de Pourceaugnac

30 VENDOME de l’ANNÉE du CANARD-JAGUAR

 

Quittons les brumes froides du Noir-Gel pour enfin apercevoir les frondaisons vertes du bois de Noisy-le-Torve. Il me tarde un peu de voir ces fameux chalets sculptés dans des noisettes géantes par les Conteurs-Ebénistes. D’après Eustache, ce sont eux qui ont réalisé les trois quarts des marqueteries de la Praline. Nous espérons leur échanger nombres d’illustrés contre des meubles de luxe. Lilou me conte sans fin les odeurs de cire et la tarte à la noisette, les gestes héroïques et le Hulu qui grignotait les villages. Je sens que secrètement elle rêve de rencontrer un des descendants de ce rongeur géant, mais j’ai du mal à en intégrer la raison. Bah, je verrai par moi-même.

CR1 – Premiers pas

18 FRIMOSE de l’ANNÉE du CANARD-JAGUAR

Voilà presque dix jours que nous sommes sous les voûtes immenses de Gorgéfax, et je n’ai pas trouvé une seule fois le temps de tenir à jour ce foutu cahier de route. D’abord il y a Lilou, puis il y a ces cons d’écureuils qui se jettent sur les murs des silos. On a mis un moment à piger que c’était à cause des lointaines odeurs de cuisine divine qu’eux percevaient et qui leur filaient la fringale et l’envie de se barrer. Avec Eustache on a revu l’isolation des silos, mais on n’ose plus les lâcher, des fois qu’ils ne reviennent pas. Heureusement on les nourrit avec des stocks de cubes de noix achetés aux Noisitiers.